Vendredi 25 mai 2012
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Traduit de l'Américain par Christophe Mercier
De l'ohio à la virginie occidentale,de la fin de la seconde guerre mondiale aux années 60,les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent.Willard Russell,rescapé de l'enfer du
pacifique,revient au pays hanté par des visions d'horreur.Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade,il est prêt à tout pour la sauver,même s'il ne doit rien épargner à son fils,Arvin.
Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste.
Roy,un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts,et son acolyte Théodore?un musicien en fauteuil roulant,vont de ville en ville,fuyant la loi et leur passé.
La quatrième de couv'c'est une édulcoration du roman.
Bienvenue dans le monde des "freaks",dans ce que l'Amérique a fabriqué de plus déjanté,le rève Américain réduit à une violence et une psychose rare dans la littérature,à par Mc Carthy ou Flannery
O'Connor.
Jamais Mr Pollock ne porte un jugement sur ses personnages,il conte leur histoire,avec un brio qui laisse sans voix,pour enfin les unir et leur faire partager un destin qui conduit directement à
la mort.
Ils ont perdus d'avance,enfermés dans une spirale infernale,l'enfer est sur terre et Donald Pollock le prouve.
Un petit catalogue de l'Enfer :
-un arbre à prières entourés de sacrifices
-un prédicateur qui tue sa femme pour prouver qu'il a le don de reveiller les morts.
-Un bluesman handicapé et pédophile
-un Shériff véreux,accessoirement tueur à gages
-un obèse tueur en série,qui ne fait que de la "photo d'art"
-la soeur du shériff qui se prostitue et fait partie des "photos d'art".
-un pasteur lubrique qui aime "la chatte fraiche",au nom de Dieu
-un cirque itinérant avec un clown travesti,et une femme pélican
Mais dans quel monde allez vous vous trouver à la lecture de ce roman,mais bien sûr dans l'Enfer de l'Amérique,celle qui vient de remporter la guerre du Pacifique,et celle qui s'affronte au
viet-nam,avec son lot de hippies,les cheveux longs,la lie de l'Amérique a trouver pire qu'elle,les "hippies".
Le "trou du cul" de l'Amérique a trouvé son troubadour en Donald Ray Pollock.
Originaire de l'Ohio,Donald Ray Pollock a éte ouvrier dans une usine de pâte à papier pendant trente deux ans.
"Voici un livre violent,obsédant,déchirant et vraiment excellent.Une chose est certaine : vous lirez chaque mot,du premier jusqu'au dernier"
The Washington Post.
Par dora-suarez-leblog
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Mercredi 16 mai 2012
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22:19
Traduit de l'americain par Marianne Veron
Il existe un film.Pellicule intacte.Unseul exemplaire.L'original de la caméra.Pris à Berlin,en avril,en l'an 1945.
Dès lors que sa possible présence à New York est evoquée,ce film pornographique,dont le héros-selon la rumeur-serait le Führer lui- même,devient l'objet d'une quète effrénée.
Les chiens galeux-un antiquaire spécialisé,un sénateur aux collections très particulières,un "industriel "du porno,trois dangereux vétérans Viet-nam-se mettent en chasse.
Tout cela commence par le meurtre d'un travesti.
Et nous entrons directement dans la thématique de Don Dellilo,le mensonge,l'apparence,l'image qui surprend le réel.
Ce n'est pas un thriller au sens que l'on connait,mais bien plutôt l'utilisation d'un genre pour une revendiquation de la réalité.
Don Dellilo,en maître du thriller politique et en observateur acéré de l'envers d'une certaine Amérique,raconte les manipulations scabreuses,les affaires véreuses et les malversations de toutes
natures,dénonçant avec violence les réseaux et les pouvoirs cachés dans un monde où l'image a pris en otage le réel.
Quelle quète ?(pardonnez la vanne) que de trouver un document dans lequel Hitler se tape une nana.A part le BUZZZ,qui ça interesse?
Etre le premier à produire un document qui n'existe vraisemblabement pas,prets à tuer pour la primeure de l'info,qui n'en est pas une et dont normalement tout le monde se fout,savoir qu'Hitler
s'est envoyé en l'air dans une partouze ?
L'indigence de l'info,mais la suprématie de l'image.C'est tout l'argumentaire de Don Dellilo,en sachant qu'il faut donner un brin de fantaisie à l'auteur,on peut parfois se trouver transporté
dans un roman d'Emore Léonard,tant les personnages sont iconoclastes.
Par dora-suarez-leblog
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Samedi 12 mai 2012
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20:47
Tout d'abord merci de votre accueil.
Merci de m’avoir invité !
1- Évacuons ensemble cette question dont on doit vous rebattre les oreilles : qu'en est-il de votre actualité littéraire ? Parutions, éditions, etc.
L’éditeur, Transit, basé au Canada français possède encore les droits de la « Trilogie des Pulsions », mais plus pour longtemps. Ils n’ont pas « Impulsions », pour la simple raison qu’ils n’ont
pas respecté les contrats. La Trilogie sera rééditée en France, avec tous les opus : « Cicatrices », « Plasma » et « Impulsions ». J’ai également signé chez Anne Carrière, éditeur français. Le
roman « Addictions » devrait voir les rayons des libraires prochainement. J’ai également d’autres projets de romans en cours d’ écriture…
2-Comment êtes-vous arrivé à écrire et, plus particulièrement, dans ce style de romans ?
J’ai commencé à écrire quand je me suis senti prêt à le faire, vers trente-quatre ans. Le reste a consisté en une tonne de travail quotidien (rires) … Je ne cherche pas à écrire un genre
particulier de roman. En fait, c’est mon imaginaire qui me guide et je ne pratique pas le lissage des personnages. Ainsi, un gentil peut devenir cruel et inversement. Un peu comme dans la vie,
face aux épreuves, il me semble…
3-Qu'est-ce qu'un "thriller psychique" ?
C’est un terme qui m’est apparu, lors de la rédaction de « Plasma ». L’originalité de cette trilogie est que le lecteur découvre toute l’histoire à travers le prisme d’intimité multiple de chaque
personnage. Cette particularité me paraissait importante à identifier.
4-Y a-t-il quelqu'un en particulier qui vous a donné envie d'écrire ? Un auteur, un ami, un professeur, un proche...?
Non. J’ai toujours voulu écrire, mais je ne me suis pas toujours senti prêt à le faire. Je pense aussi que j’avais besoin de faire des expériences dans ma vie personnelle pour être plus à l’aise
dans l’écriture. Les épreuves favorisent un regard différent et empêchent de sombrer dans le récit facile.
5-Avant de vous atteler à la rédaction de "Les Cicatrices", aviez-vous déjà fourbi vos armes dans d'autres directions : nouvelles, articles ou autres ?
J’ai mis quelques nouvelles sur le net, de la poésie aussi, mais rien de vraiment abouti selon moi. La « Trilogie des Pulsions » est mon vrai point de départ. Et j’avoue que l’amorce fut
délicieuse.
6-Vous donnez l'impression d'être un auteur très documenté, vous faites beaucoup de recherches ? Mais ces recherches font-elles parties du temps d'écriture ou alors tout est-il plié en
documentation avant de commencer la phase d'écriture proprement dite ?
La documentation s’effectue avant, pendant et après le récit ! En fait, je suis très curieux, et énormément de sujets m’intéressent. Je fais beaucoup de recherches : aux niveaux paranormal,
médical, psychologique, psychiatrique… pour n’en citer que quelques-uns. La phase d’écriture s’adapte. Les choses s’imbriquent au bon moment. J’ai toujours préféré cela aux plans de travail sur
les murs, autour du bureau. De plus, cette façon de travailler, qui n’est pas la plus simple, apporte son lot d’angoisses (« et la fin, tu y as pensé ? Comment tout cela va-t-il finir ? Etc.)
Mais elle permet de faire ressortir des émotions pertinentes chez les personnages qui, du coup, ne sont pas préfabriqués avant la rédaction.
7-Vos romans sont extrêmement cruels, on n'y meurt jamais sans souffrance et surtout jamais sans un esthétisme de la cruauté ? C'est un choix de style ? Ou est-ce imposé par la trame
"néo-futuriste" du récit ? Je parle, bien sûr, des deux seuls ouvrages que j'ai pu lire, c'est-à -dire "Les Cicatrices" et "Plasma".
Extrêmement cruels ? Je ne suis pas d’accord ! Je n’écris pas pour faire du « cruel ». Il y a des actes et ils ont des conséquences. Compte tenu du projet Plasma et de ses retombées, je
n’imaginais pas un seul instant que les épreuves glisseraient sur certains personnages et pas sur d’autres ! De plus, les sujets abordés sont parfois sensibles, tabou, surtout dans «
Impulsions ». « La Trilogie des Pulsions » n’annonce pas un Disney, ni un truc gore. Elle ose une introspection de la pulsion humaine, du meilleur au pire aspect… Pour le style, à un moment,
l’histoire exige un certain recul que je prends volontiers, mais quand il faut revenir dans la terreur, je l’accepte volontiers aussi. Dans « Plasma », au beau milieu de la rédaction, je me suis
rendu compte que l’histoire allait prendre une tournure fantastique. Ce virage ne me sera pas pardonné par certains lecteurs accros à « Cicatrices ». Mais il sera très apprécié par d’autres… Ce
que je veux dire, c’est que, soit on écoute son histoire, soit on la raconte au mieux, mais on ne botte pas en touche, c’est la pire des choses à faire, je pense. Il faut prendre des risques ! La
qualité finale en dépend, c’est ce que je crois, en tous cas.
8-Parmi les différents auteurs, scénaristes, metteurs en scène, de qui vous sentez-vous le plus proche ?
J’aime beaucoup les romanciers qui développent l’imagination. Dean Koontz, Stephen King, par exemple : ce sont de très bons écrivains, à mon avis. Depuis mon adolescence, ils font partie de ma
vie. Je ne rate aucun de leurs livres, même si la qualité de production est inégale. Je ne me sens pas proche d’eux, mais leurs livres sont proches de moi.
9-S'il devait y avoir une adaptation cinématographique de "La Trilogie des Pulsions", quel serait votre casting idéal ?
Pour la réalisation, sans hésitation : Paul Verhoven. Pour les actrices et acteurs… je ne sais vraiment pas, à part Sara Mortensen dans le rôle d’Emily !
10-Je trouve qu'il y a un aspect politique dans vos ouvrages, le complot d'état, la manipulation de foule, l'expérimentation secrète. Qu'en est-il pour vous ?
Prenons un exemple. Vous faites vos courses. Vous achetez trois tranches de rôti de porc sous vide, de grosses crevettes en barquette, précuites, des légumes, quelques conserves (raviolis,
haricots rouges…) Mais, cette fois-ci, lorsque vous êtes chez vous, vous regardez sur les étiquettes la composition de vos produits. C’est simple : vous verrez le mot « dextrose » revenir sur la
plupart des emballages. C’est un sirop de blé cuit très prisé des industries agroalimentaires. Pourquoi ? Le dextrose de blé augmente la glycémie et ses chutes provoquent la faim… la prise
de poids, aussi. Donc ce simple composant invite à la consommation… comme le sucre des sodas, etc. Sans le savoir, la plupart des gens participent à la manipulation agroalimentaire qui est
également une politique de consommation. Le secret du dextrose est bien connu chez eux. Vous faites vos courses normalement, mais vous participez à toute une organisation… à laquelle vous
dépendez finalement, sans le savoir. Ah, j’oubliais, les haricots rouges sont déshydratés en Chine et regorgés d’eau en France. Le mot sucre peut apparaître aussi sur l’étiquette…
11-Et pour finir : citez-nous un film, un livre, une chanson, une peinture, une manifestation artistique et culturelle, un événement social ou politique.
J’adore la chanteuse, Sia. J’écoute très souvent ses albums. Sa voix me fait beaucoup de bien.
12-Encore merci à vous. Si vous pouviez choisir, en quoi seriez-vous réincarné ?
Une cheminée, des câlins. Le chat. Oui, voilà, un chat !
a
Par dora-suarez-leblog
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Samedi 12 mai 2012
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19:37
j'ai un immense plaisir à vous présenter l'interview
de Jac Barron un auteur exceptionnel,il ne contredira pas,(j'éspere) j'ai passé des mois à obtenir cet entretien,c'est vous dire à quel point j'y tiens,il est unique dans le paysage du polar
français,voire international,j'ai eu un choc à la lecture de "les cicatrices"et puis il y a eu "plasma",et là on a la création d'une oeuvre noire,unique en son genre.Sachez,que ce Monsieur,pour
ma part fait partie des gens,auteurs talentueux que je n'hésite pas à comparer à Stephen King,notre King,maintenant il y aura Jac Barron,Monsieur,vous êtes un grand auteur,original et
novateur,poursuivez,vous êtes passionant,et surtout pour les quelques échanges que j'ai eu avec vous,vous ètes quelqu'un de très sympathique,un peu comme le King,qui malgré ses ouvrages qui vous
retournent la pensée,reste un écrivain au sens noble du terme.
Par dora-suarez-leblog
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Samedi 12 mai 2012
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Traduit de l'anglais par Pierre Grandjouan
Au pénitencier de Grenn River,au Texas,2800 détenus sont entassés dans une monstruosité architecturale de la fin du XIXe siècle,sous l'étroite surveillance de Hobbes,dont les théories réformistes
cachent une folie mégalomaniaque et sanguinaire.
Dans ce vaste labyrinthe de verre et d'acier,la guerre des nerfs va précipiter-tueurs en série,violeurs récidivistes,psychopathes dangereux-dans un chaos d'une férocité inouïe.
Rien n'arrêtera le "chef",Hector Grauerlholz,qui compte dix-huit meurtres à son actif,pas même le Dr Klein,prisonnier lui même,qui soigne à l'infitmerieles victimes de l'épidémie dévastatrice du
sida,ni la psychiatre judiciaire,Juliette Devin,dont celui-ci est amoureux.
A l'issue de ce qui s'apparente à une véritable guerre tribale,la prison va tomber aux mains des insurgés,tandis que caché dans les égouts qui serpentent sous la prison,le malheureux géant Henry
Abbott,handicapé mental,attend la parole de Dieu...
Sombre,violent,d'une fascination et d'un suspense presque insoutenables,"l'odeur de la haine" est une réussite extraordinaire.
"étourdissant,peut être le plus grand roman jamais écrit sur la prison,un voyage en enfer superbement maîtrisé" James ELLROY
C'est le premier roman que j'ai lu de Tim Willocks,et naturellement j'ai gardé en tête que c'était "son" premier roman,alors qu'il s'inscrit entre "Bad city Blues" et "les Rois Ecarlates".
Ce ne pourrait être qu'une erreur anodine,mais elle s'inscrit dans la lecture de l'oeuvre de cet auteur,"les rois écarlates " est une suite à "bad city blues" et d'emblée on imagine mal qu'il ait
introduit entre les deux ce déchainement de brutalité qu'est "l'odeur de la haine".
Entre ces deux polars urbains,il enferme le lecteur dans un monde carcéral régi par la folie,la folie d'un homme d'abord,apprenti sorcier ayant tous les pouvoirs,et la folie de tous les hommes
enfermés dans ce monde où personne n'a plus rien à perdre.La lie de l'humanité est là.
Il y a quelque chose chez Willocks qui se retrouve dans tous ses romans,d'abord la trahison en opposition à une amitié qui se veut indéfectible (Les frères ennemis de "bad city blues"),et surtout
cette passion pour un décor architecturale surdimensionné propre à génerer les plus vils instincts ( la prison de "l'odeur de la haine" la forteresse de Malte de "la religion").
Il est rare de trouver une telle brutalité dans les romans noirs,à part peut être chez Caryl Ferey,qui est un auteur que j'associe volontier à Willocks.
La violence n'est jamais stylisée,elle est brute,elle sent la sueur,le sang et le sperme(le personnage de Claudine),la domination (Agry),même le Dr Klein,pourtant humaniste dans son âme,va se
poser la question de tuer ou être tué,et quand on est pas un pro du meurtre,on s'interroge,pour pervertir toutes les situations d'affrontements afin de ne pas y laisser sa peau et sacrifier son
âme.
Tim Willocks,né en 1957 à STalybridge en
Angleterre,Psychiatre,il vit à Londres.
Par dora-suarez-leblog
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