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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 18:23

558716_10152282474903398_1943736867_n-1-.jpgOn n'entend pas le souffle de la femme dont la gorge se soulève à une cadence aussi lente que régulière. Pas un muscle ne frémit dans son corps, sa bouche est close, son visage lisse et figé comme un masque, ses yeux ne cillent pas. Elle ne dort pas, elle rêve. Mais le rêve qu'elle fait n'est nullement ordinaire. Elle rêve avec application, avec obstination; elle rêve comme veille une vestale dans un temple sacré, le coeur ardent, la conscience à l'aigu, le désir à l'affût.

                                                                   Sylvie GERMAIN



Après le décès de son mari, Mathilde soigne sa maladie, motivée par la volonté farouche de terminer ses mémoires.
Hugo Boscowich, à qui elle s'est adressée pour les mettre en forme, hésite à replonger dans un passé qui ne le concerne pas.
Devant l'insistance de la veuve, il accepte, pour apprendre que Mathilde vient de se suicider.
Suicide ou meurtre ?
Pourquoi tous ceux qui l'ont aidée passent ils de vie à trépas ?
Qui est cette inconnue surgie à Martebrun ?
Que peut elle chercher dans les sombres recoins de la Combe de Malfront ?
Qui possède la clef des mémoires interdites ?




La magie des mots.
Bernard Minier me confiait récemment que Gérard Coquet avait une justesse exceptionnelle dans l"écriture.
Rien n'est au hasard, tout sert le récit.
Un récit que je vous déconseille de lire sans avoir lu "Les fantômes de la Combe".
Il y a une construction des personnages qui est bluffante, bien que le héros, héroïne soit la Combe.
L'histoire est indissociable du contexte rural, social , comme le faisait si bien Simenon.
La poésie du texte m'envoie directement chez Maurice Pons, l'auteur des "saisons".
Trois axes de réferences pour la lecture de Gérard Coquet : Simenon pour le coté enthomologiste de la société, Maurice Pons pour cet aspect fantastique sous-jacent et Sylvie Germain (sus-citée) pour la fantasmagorie du monde rural.

Les "Mémoires" comme les "Fantômes" sont des récits dans lesquels on s'immerge avec bonheur, Gérad Coquet est peut être un conteur...
Car il manie avec excellence le "patois" du Lyonnais et le verbe acide d'un Audiard (comme faisait réference ma douce amie Marie France dans sa chronique), un Audiard sans truculence, un magicien des mots.

Comme toujours, lisez le, on s'en parle.                     

                                                                   
                                                                   


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