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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 15:44

images--3--copie-3.jpgTraduit de l'Américain par Christophe Mercier

 

 

De l'ohio à la virginie occidentale,de la fin de la seconde guerre mondiale aux années 60,les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent.Willard Russell,rescapé de l'enfer du pacifique,revient au pays hanté par des visions d'horreur.Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade,il est prêt à tout pour la sauver,même s'il ne doit rien épargner à son fils,Arvin.

Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste.

Roy,un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts,et son acolyte Théodore?un musicien en fauteuil roulant,vont de ville en ville,fuyant la loi et leur passé.

 

 

 

 

 

La quatrième de couv'c'est une édulcoration du roman.

Bienvenue dans le monde des "freaks",dans ce que l'Amérique a fabriqué de plus déjanté,le rève Américain réduit à une violence et une psychose rare dans la littérature,à par Mc Carthy ou Flannery O'Connor.

Jamais Mr Pollock ne porte un jugement sur ses personnages,il conte leur histoire,avec un brio qui laisse sans voix,pour enfin les unir et leur faire partager un destin qui conduit directement à la mort.

Ils ont perdus d'avance,enfermés dans une spirale infernale,l'enfer est sur terre et Donald Pollock le prouve.

Un petit catalogue de l'Enfer :

 

-un arbre à prières entourés de sacrifices

-un prédicateur qui tue sa femme pour prouver qu'il a le don de reveiller les morts.

-Un bluesman handicapé et pédophile

-un Shériff véreux,accessoirement tueur à gages

-un obèse tueur en série,qui ne fait que de la "photo d'art"

-la soeur du shériff qui se prostitue et fait partie des "photos d'art".

-un pasteur lubrique qui aime "la chatte fraiche",au nom de Dieu

-un cirque itinérant avec un clown travesti,et une femme pélican

 

Mais dans quel monde allez vous vous trouver à la lecture de ce roman,mais bien sûr dans l'Enfer de l'Amérique,celle qui vient de remporter la guerre du Pacifique,et celle qui s'affronte au viet-nam,avec son lot de hippies,les cheveux longs,la lie de l'Amérique a trouver pire qu'elle,les "hippies".

Le "trou du cul" de l'Amérique a trouvé son troubadour en Donald Ray Pollock.

 

21121.jpg

 

Originaire de l'Ohio,Donald Ray Pollock a éte ouvrier dans une usine de pâte à papier pendant trente deux ans.

 

"Voici un livre violent,obsédant,déchirant et vraiment excellent.Une chose est certaine : vous lirez chaque mot,du premier jusqu'au dernier"

 

The Washington Post.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 22:19

images--2-.jpgTraduit de l'americain par Marianne Veron

Il existe un film.Pellicule intacte.Unseul exemplaire.L'original de la caméra.Pris à Berlin,en avril,en l'an 1945.

Dès lors que sa possible présence à New York est evoquée,ce film pornographique,dont le héros-selon la rumeur-serait le Führer lui- même,devient l'objet d'une quète effrénée.

Les chiens galeux-un antiquaire spécialisé,un sénateur aux collections très particulières,un "industriel "du porno,trois dangereux vétérans Viet-nam-se mettent en chasse.

 

 

 

Tout cela commence par le meurtre d'un travesti.

Et nous entrons directement dans la thématique de Don Dellilo,le mensonge,l'apparence,l'image qui surprend le réel.

Ce n'est pas un thriller au sens que l'on connait,mais bien plutôt l'utilisation d'un genre pour une revendiquation de la réalité.

Don Dellilo,en maître du thriller politique et en observateur acéré de l'envers d'une certaine Amérique,raconte les manipulations scabreuses,les affaires véreuses et les malversations de toutes natures,dénonçant avec violence les réseaux et les pouvoirs cachés dans un monde où l'image a pris en otage le réel.

Quelle quète ?(pardonnez la vanne) que de trouver un document dans lequel Hitler se tape une nana.A part le BUZZZ,qui ça interesse?

Etre le premier à produire un document qui n'existe vraisemblabement pas,prets à tuer pour la primeure de l'info,qui n'en est pas une et dont normalement tout le monde se fout,savoir qu'Hitler s'est envoyé en l'air dans une partouze ?

L'indigence de l'info,mais la suprématie de l'image.C'est tout l'argumentaire de Don Dellilo,en sachant qu'il faut donner un brin de fantaisie à l'auteur,on peut parfois se trouver transporté dans un roman d'Emore Léonard,tant les personnages sont iconoclastes.

 

 

 

 

 

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 20:47

Tout d'abord merci de votre accueil. 

Merci de m’avoir invité ! 

 

 1- Évacuons ensemble cette question dont on doit vous rebattre les oreilles : qu'en est-il de votre actualité littéraire ? Parutions, éditions, etc.

L’éditeur, Transit, basé au Canada français possède encore les droits de la « Trilogie des Pulsions », mais plus pour longtemps. Ils n’ont pas « Impulsions », pour la simple raison qu’ils n’ont pas respecté les contrats. La Trilogie sera rééditée en France, avec tous les opus : « Cicatrices », « Plasma » et « Impulsions ». J’ai également signé chez Anne Carrière, éditeur français. Le roman « Addictions » devrait voir les rayons des libraires prochainement. J’ai également d’autres projets de romans en cours d’ écriture…  

 

2-Comment êtes-vous arrivé à écrire et, plus particulièrement, dans ce style de romans ?  

J’ai commencé à écrire quand je me suis senti prêt à le faire, vers trente-quatre ans. Le reste a consisté en une tonne de travail quotidien (rires) … Je ne cherche pas à écrire un genre particulier de roman. En fait, c’est mon imaginaire qui me guide et je ne pratique pas le lissage des personnages. Ainsi, un gentil peut devenir cruel et inversement. Un peu comme dans la vie, face aux épreuves, il me semble… 

 

3-Qu'est-ce qu'un "thriller psychique" ?

C’est un terme qui m’est apparu, lors de la rédaction de « Plasma ». L’originalité de cette trilogie est que le lecteur découvre toute l’histoire à travers le prisme d’intimité multiple de chaque personnage. Cette particularité me paraissait importante à identifier. 

 

4-Y a-t-il quelqu'un en particulier qui vous a donné envie d'écrire ? Un auteur, un ami, un professeur, un proche...?

Non. J’ai toujours voulu écrire, mais je ne me suis pas toujours senti prêt à le faire. Je pense aussi que j’avais besoin de faire des expériences dans ma vie personnelle pour être plus à l’aise dans l’écriture. Les épreuves favorisent un regard différent et empêchent de sombrer dans le récit facile.

 

5-Avant de vous atteler à la rédaction de "Les Cicatrices", aviez-vous déjà fourbi vos armes dans d'autres directions : nouvelles, articles ou autres ?

J’ai mis  quelques nouvelles sur le net, de la poésie aussi, mais rien de vraiment abouti selon moi. La « Trilogie des Pulsions » est mon vrai point de départ. Et j’avoue que l’amorce fut délicieuse.

 

6-Vous donnez l'impression d'être un auteur très documenté, vous faites beaucoup de recherches ? Mais ces recherches font-elles parties du temps d'écriture ou alors tout est-il plié en documentation avant de commencer la phase d'écriture proprement dite ?

La documentation s’effectue avant, pendant et après le récit ! En fait, je suis très curieux, et énormément de sujets m’intéressent. Je fais beaucoup de recherches : aux niveaux paranormal, médical, psychologique, psychiatrique… pour n’en citer que quelques-uns. La phase d’écriture s’adapte. Les choses s’imbriquent au bon moment. J’ai toujours préféré cela aux plans de travail sur les murs, autour du bureau. De plus, cette façon de travailler, qui n’est pas la plus simple, apporte son lot d’angoisses (« et la fin, tu y as pensé ? Comment tout cela va-t-il finir ? Etc.) Mais elle permet de faire ressortir des émotions pertinentes chez les personnages qui, du coup, ne sont pas préfabriqués avant la rédaction. 

 

7-Vos romans sont extrêmement cruels, on n'y meurt jamais sans souffrance et surtout jamais sans un esthétisme de la cruauté ? C'est un choix de style ? Ou est-ce imposé par la trame "néo-futuriste" du récit ? Je parle, bien sûr, des deux seuls ouvrages que j'ai pu lire, c'est-à -dire "Les Cicatrices" et "Plasma".

Extrêmement cruels ? Je ne suis pas d’accord ! Je n’écris pas pour faire du « cruel ». Il y a des actes et ils ont des conséquences. Compte tenu du projet Plasma et de ses retombées, je n’imaginais pas un seul instant que les épreuves glisseraient sur certains personnages et pas sur d’autres ! De plus, les sujets abordés sont parfois sensibles, tabou,  surtout dans « Impulsions ». « La Trilogie des Pulsions » n’annonce pas un Disney, ni un truc gore. Elle ose une introspection de la pulsion humaine, du meilleur au pire aspect… Pour le style, à un moment, l’histoire exige un certain recul que je prends volontiers, mais quand il faut revenir dans la terreur, je l’accepte volontiers aussi. Dans « Plasma », au beau milieu de la rédaction, je me suis rendu compte que l’histoire allait prendre une tournure fantastique. Ce virage ne me sera pas pardonné par certains lecteurs accros à « Cicatrices ». Mais il sera très apprécié par d’autres… Ce que je veux dire, c’est que, soit on écoute son histoire, soit on la raconte au mieux, mais on ne botte pas en touche, c’est la pire des choses à faire, je pense. Il faut prendre des risques ! La qualité finale en dépend, c’est ce que je crois, en tous cas. 

 

8-Parmi les différents auteurs, scénaristes, metteurs en scène, de qui vous sentez-vous le plus proche ?

J’aime beaucoup les romanciers qui développent l’imagination. Dean Koontz, Stephen King, par exemple : ce sont de très bons écrivains, à mon avis. Depuis mon adolescence, ils font partie de ma vie. Je ne rate aucun de leurs livres, même si la qualité de production est inégale. Je ne me sens pas proche d’eux, mais leurs livres sont proches de moi.

9-S'il devait y avoir une adaptation cinématographique de "La Trilogie des Pulsions", quel serait votre casting idéal ?

 Pour la réalisation, sans hésitation : Paul Verhoven. Pour les actrices et acteurs… je ne sais vraiment pas, à part Sara Mortensen dans le rôle d’Emily ! 

10-Je trouve qu'il y a un aspect politique dans vos ouvrages, le complot d'état, la manipulation de foule, l'expérimentation secrète. Qu'en est-il pour vous ?

Prenons un exemple. Vous faites vos courses. Vous achetez trois tranches de rôti de porc sous vide, de grosses crevettes en barquette, précuites, des légumes, quelques conserves (raviolis, haricots rouges…) Mais, cette fois-ci, lorsque vous êtes chez vous, vous regardez sur les étiquettes la composition de vos produits. C’est simple : vous verrez le mot « dextrose » revenir sur la plupart des emballages. C’est un sirop de blé cuit très prisé des industries agroalimentaires. Pourquoi ? Le dextrose de blé augmente la glycémie et ses chutes  provoquent la faim… la prise de poids, aussi. Donc ce simple composant invite à  la consommation… comme le sucre des sodas, etc. Sans le savoir, la plupart des gens participent à la manipulation agroalimentaire qui est également une politique de consommation. Le secret du dextrose est bien connu chez eux. Vous faites vos courses normalement, mais vous participez à toute une organisation… à laquelle vous dépendez finalement, sans le savoir. Ah, j’oubliais, les haricots rouges sont déshydratés en Chine et regorgés d’eau en France. Le mot sucre peut apparaître aussi sur l’étiquette…

 11-Et pour finir : citez-nous un film, un livre, une chanson, une peinture, une manifestation artistique et culturelle, un événement social ou politique.

J’adore la chanteuse, Sia. J’écoute très souvent ses albums. Sa voix me fait beaucoup de bien.

 

12-Encore merci à vous. Si vous pouviez choisir, en quoi seriez-vous réincarné ? 

Une cheminée, des câlins. Le chat. Oui, voilà, un chat ! 

  

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:37

telechargement--2-.jpgj'ai un immense plaisir à vous présenter l'interview de Jac Barron un auteur exceptionnel,il ne contredira pas,(j'éspere) j'ai passé des mois à obtenir cet entretien,c'est vous dire à quel point j'y tiens,il est unique dans le paysage du polar français,voire international,j'ai eu un choc à la lecture de "les cicatrices"et puis il y a eu "plasma",et là on a la création d'une oeuvre noire,unique en son genre.Sachez,que ce Monsieur,pour ma part fait partie des gens,auteurs talentueux que je n'hésite pas à comparer à Stephen King,notre King,maintenant il y aura Jac Barron,Monsieur,vous êtes un grand auteur,original et novateur,poursuivez,vous êtes passionant,et surtout pour les quelques échanges que j'ai eu avec vous,vous ètes quelqu'un de très sympathique,un peu comme le King,qui malgré ses ouvrages qui vous retournent la pensée,reste un écrivain au sens noble du terme.

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 12:15

images-copie-4.jpgTraduit de l'anglais par Pierre Grandjouan

 

Au pénitencier de Grenn River,au Texas,2800 détenus sont entassés dans une monstruosité architecturale de la fin du XIXe siècle,sous l'étroite surveillance de Hobbes,dont les théories réformistes cachent une folie mégalomaniaque et sanguinaire.

Dans ce vaste labyrinthe de verre et d'acier,la guerre des nerfs va précipiter-tueurs en série,violeurs récidivistes,psychopathes dangereux-dans un chaos d'une férocité inouïe.

Rien n'arrêtera le "chef",Hector Grauerlholz,qui compte dix-huit meurtres à son actif,pas même le Dr Klein,prisonnier lui même,qui soigne à l'infitmerieles victimes de l'épidémie dévastatrice du sida,ni la psychiatre judiciaire,Juliette Devin,dont celui-ci est amoureux.

A l'issue de ce qui s'apparente à une véritable guerre tribale,la prison va tomber aux mains des insurgés,tandis que caché dans les égouts qui serpentent sous la prison,le malheureux géant Henry Abbott,handicapé mental,attend la parole de Dieu...

 

Sombre,violent,d'une fascination et d'un suspense presque insoutenables,"l'odeur de la haine" est une réussite extraordinaire.

"étourdissant,peut être le plus grand roman jamais écrit sur la prison,un voyage en enfer superbement maîtrisé"   James ELLROY

 

 

 

 

C'est le premier roman que j'ai lu de Tim Willocks,et naturellement j'ai gardé en tête que c'était "son" premier roman,alors qu'il s'inscrit entre "Bad city Blues" et "les Rois Ecarlates".

Ce ne pourrait être qu'une erreur anodine,mais elle s'inscrit dans la lecture de l'oeuvre de cet auteur,"les rois écarlates " est une suite à "bad city blues" et d'emblée on imagine mal qu'il ait introduit entre les deux ce déchainement de brutalité qu'est "l'odeur de la haine".

Entre ces deux polars urbains,il enferme le lecteur dans un monde carcéral régi par la folie,la folie d'un homme d'abord,apprenti sorcier ayant tous les pouvoirs,et la folie de tous les hommes enfermés dans ce monde où personne n'a plus rien à perdre.La lie de l'humanité est là.

 

Il y a quelque chose chez Willocks qui se retrouve dans tous ses romans,d'abord la trahison en opposition à une amitié qui se veut indéfectible (Les frères ennemis de "bad city blues"),et surtout cette passion pour un décor architecturale surdimensionné propre à génerer les plus vils instincts ( la prison de "l'odeur de la haine" la forteresse de Malte de "la religion").

Il est rare de trouver une telle brutalité dans les romans noirs,à part peut être chez Caryl Ferey,qui est un auteur que j'associe volontier à Willocks.

La violence n'est jamais stylisée,elle est brute,elle sent la sueur,le sang et le sperme(le personnage de Claudine),la domination (Agry),même le Dr Klein,pourtant humaniste dans son âme,va se poser la question de tuer ou être tué,et quand on est pas un pro du meurtre,on s'interroge,pour pervertir toutes les situations d'affrontements afin de ne pas y laisser sa peau et sacrifier son âme.

 

téléchargement (1)-copie-1Tim Willocks,né en 1957 à STalybridge en Angleterre,Psychiatre,il vit à Londres.

 

 

      

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 18:36

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Il s'agit des confessions,des années plus tard,d'un jeune étudiant du Vermont,ayant enfin accédé à cette vie intellectuelle privilégiée,tant convoitée.Introduit dans le cercle très fermé de cinq étudiants sûrs d'eux mêmes et du monde,choisis par un professeur charismatique de lettres classiques,il s'initie aux mystères de la culture grecque antique

Magnétisé par ses nouveaux compagnons,il n'a pas connaissance du crime qu'ils ont commis lors d'une bacchanale,mis dans la confidence,il s'incline devant l'inéluctable nécessité d'assassiner leur camarade et ami qui pourrait trahir leur secret et compromettre leur avenir.

 

Une chronique de l'illusion et de la complicité,de l'abandon aux rites,de l'innocence corrompue par l'égoïsme et l'arrogance morale,une histoire de culpabilité et de responsabilité.

 

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Palmiers,clairs de lune,c'est une ville de rève et qui porte le beau nom de Moon Beach.C'est aussi la capitale mondiale des cimetières marins et terrestres,le royaume des entrepreneurs de pompes funèbres.

Dans ce Los Angeles surréaliste vivent deux garçons.Nathan,le beau,le tendre,dont le métier est de sauver des vies,et Jed,le lais,l'exclu qui,après son passage par les cinq portes de l'Enfer,ne peut que se donner la mort.

 

 

D'une histoire qui aurait pu être macabre,Rupert Thomson fait un conte cruel,certes,mais drôle, voire délirant.De Personal Stereo qui se promène les écouteurs vissées sur les oreilles à Silence,le sourd-muet bavard,en passant par Mitch le Tatoueur,toute une faune fascinante habite ce livre à la gloire de l'adolescence,de son ciel et de son enfer.

 

 

 

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1880.IDAHO.Le narrateur,le jeune Duivichi-un-Dua dit Cabane,un métis indien est,encore enfant violé par l'homme qui assassine sa mère.Elevé par l'impérieuse Ida Richilieu,maire de la ville d'Excellent et propriétaire d'un bordel renommé,Cabane devient,sous la tutelle d'Ida,un "bardache",un prostitué sacré,tout en confirmant sa bisexualité grâce à la superbe Alma Hatch,ex-vendeuse de bibles,la pute-star maison.

Avec Foutu-Dave et son Foutu-chien,le Dr AH Fong,Ida et Alma,Cabane pourrait mener sa petite vie "ordinaire" s'il ne décidait pas de retrouver le meurtrier de sa mère.Il rencontre alors Dellwood Baker,l'homme qui lui apprends à parler avec la Lune...arrivent alors les frères Wisdom...Dellwood en perdra la raison,Ida ses jambes,Cabane son innocence...

 

 

Comme le dit Cabane : "une histoire de dingue racontée par un dingue".Mais aussi une belle leçon d'humanité et d'amour,administrée avec un talent qui teinte de poésie les dialogues les plus crus de cette étonnante chronique de l'Ouest "sauvage".

 

 

 

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      "si je devais ramener ma vie à un seul fait,voici ce que je me dirais : quand j'avais sept ans,le facteur m'a roulé sur la tête,aucun événement n'aura été plus formateur.Mon existence chaotique,tortueuse,mon cerveau malade et ma foi en Dieu,mes empoignades avec les joies et les peines,tout cela,d'une manière ou d'une autre,découle de cet instant où un matin d'été,la roue arrière gauche de la Jeep de la poste a écrasé ma tête d'enfant contre le gravier brûlant de la réserve Apache de San Carlos"

 

Innatendu,imprévisible,un conteur des illusions perdues qui nous bouleverse.

 

 

 

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 21:07

telechargement-copie-6.jpgTraduit de l'anglais par Benoît Domis

L'inspecteur January David a toujours soigneusement cloisonné sa vie professionnelle et sa vie privée.Jusqu'au jour où,sur une scène de crime,les deux mondes entrent brutalement en collision.

January se retrouve face à une jeune femme,suspendue au-dessus d'une scène de théatre,son sang coulant lentement dans un cercueil placé en-dessous.C'est la quatrième cible d'un tueur en série qui a déjà assassiné trois femmes avec une minutie faisant froid dans le dos.

Mais cette fille Numero Quatre est différente des autres.

Elle est encore vivante et,surtout,elle reconnaît January.

S'il veut sauver sa propore vie et éviter qu'il y ait d'autres victimes,l'enquêteur doit réussir à rentrer dans la tête du tueur pour le prendre à son propre piège...

Un tueur insaisissable,une course hypnotique,un suspense asphyxiant...

 

 

 

 

 

"...j'aime ce que je fais.Et rien ne m'irrite plus que ces types qui se font prendre pour avoir commis des actes similaires aux miens et fuient leurs responsabilités en invoquant une puissance supérieure...si Dieu existe,pourquoi voudrait-il avoir comme porte-parole un type qui enlève une gamine de dix ans,lui fracasse le crâne à coups de brique et l'abandonne quelques jours avant de revenir pour la violer...pourquoi Satan voudrait il d'un concurrent comme moi ?..."

 

Diabolique,cruel,irréel,mais surtout génial...un chef d'oeuvre,un coup de maître,une incursion dans le monde du thriller qui fait l'effet d'une bombe.

D'abord le récit à 200 à l'heure,sans aucunes fautes dans la construction.La construction,innovante à souhait.

Chaque chapitre n'excède 10 pages pour les plus longs et 1 à trois pages pour maintenir le rythme,chaque chapitre fait parler un protagoniste,victimes comprises...avant qu'elles meurent....quand elles meurent.

"...papa fait graver mon epitaphe en me décrivant comme une fille dévouée et amoureuse de la vie,j'ai une autre version : Ci-git AM,sans ambition,sans emprunt à rembourser,sans mari,sans enfants,sans idées..."

 

EAMES est le tueur,il est nommé ,mais de lui on ne sait que ce qu'il nous livre avec emphase quand il prend la parole,sa différence,son intelligence,son "unicité" et surtout son oeuvre qu'il écrit au fur et à mesure des tableaux morbides qu'il met en scène.

January DAVID est le policier qui le traque.Sa vie, une longue suite de culpabilité après la disparition de sa soeur quand ils avaient dix ans,l'explosion du cercle familial conduisant January a un alcoolisme limite,son père à un désir de vengeance,sa mère à la démence.

Personne n'a d'appétit pour la vie,ni January,ni Eames,ni aucune des victimes,à part peut etre "la fille numéro quatre".(mais de quel appétit est-il question ?)

Et puis il y a "l'homme au sourire",celui qui hante les rèves de January,qui le torture,le prévient,celui qui vient peut etre de l'inconscient de sa mère,celui qui lui donne des pistes,alors pourquoi pas des pistes pour retrouver Cathy,la soeur disparue,massacrée? violée? tuée?...ou quoi encore.

"...l'Homme au sourire penche la tête vers l'endroit où devait se trouver sa bite et aperçoit le sang.Ses yeux semblent sortir de leurs orbites alors que son regard se pose de nouveau sur moi.Puis ils deviennent vitreux.Il donne l'impression qu'il va pleurer mais il n'en fait rien..."

Tous nos sens sont retournés à la lecture de ce roman exceptionnel,rien n'échappe à Will Carver,il a construit son récit au mot près,rien d'inutile,tout va à l'essentiel,pour un dénouement hors du commun,un dénouement qui ouvre grand la porte au suivant de ses ouvrages et laisse le lecteur sonné, KO debout, ravagé par un certain nombre d'images,les plus puissantes n'étant pas obligatoirement les scènes de crime,allez voir le chapitre où January rend visite à sa mère à l'hopital,en fin de vie,en assistance respiratoire qui va etre arretée...je n'en dis pas plus,mais actuellement si je faisais un top 10, "4" est numéro 1.

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Will CARVER,31 ans,signe ici son premier thriller.images--2--copie-5.jpgDont voici la suite...vite ! vite ! vite !


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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 20:05

images--2--copie-4.jpgTraduit de l'anglais par Carine Chichereau

New york,mai 2009,six morts violentes se succédent en quelques jours,les modes opératoires sont différents,les victimes n'ont aucun point comm,à force de trop vouloir en faireun,hormis celui d'avoir reçu quelque temps plus tôt une carte postale de Las Vegas,avec une simple date,celle du jour de leur mort.

 

J'en reste là sur la 4 de couv',c'était très alléchant,je me suis précipité sur ce bouquin,parce que l'ésotérisme est mon fond de culture,j'adore,alors je me suis jeté dessus.

Et puis à la lecture,j'ai adoré tout ce qui était écrit au moyen age,exemplaire,on est scotché sur la vie de l'Abbayie,et surtout sur l'enjeu que ça représente,le moine scribe qui passe sa vie à écrire le livre de l'humanité,la date de la mort de tout un chacun,et surtout comment prendre le relais,là on rentre dans l'horreur absolue,malheureusement je ne peux en dire plus,au risque de dévoiler la trame du roman.

Mais...parcequ'il y a un MAIS...le fatras de la zone 51 est inutile à mon avis,le personnage de Will est inconsistant,on s'en fout de ses problèmes perso,il n'alimente à aucune façon le récit,il le ralentit,et le dénouement...pourquoi tant d'artifices pour RIEN.

Un point de départ plus qu'alléchant,et ça devient n'importe quoi,pourquoi devenir Dan Brown,quand on a un réel talent dans l'écriture historique,lisez ce bouquin,pour tous les passages moyenageux,là c'est le septième ciel,un talent.

Dommage,parce que Glen Cooper est un personnage plutôt interessant.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 21:26

images--4--copie-2.jpgTraduit par Jean François Merle

 

Il est illetré,alcoolique,père de trois enfants,sans travail ni avenir.Il survit près d'une décharge publique,quelque part dans le sud-ouest des Etats-Unis.Mais l'Amérique ne l'a pas tout à fait oublié.Un inconnu,producteur de snuff films,luipropose un marché : sa vie contre trente mille dollars.Il s'appelle Rafael et il n'a plus que trois jours à vivre.

 

 

 

telechargement-copie-5.jpgCe,jamais sédentaires,toujours en mouvement pour suivre le rythme des sont eux Depp et Brando qui ont donné une nouvelle vie à ce roman,marqué d'une image sulfureuse,"on peut s'éviter de lire de la page 25 à la page 38 suivant l'édition,parceque insupportable,c'est un pitch,l'auteur n'y est pour rien,tout le monde se précipitera sur ce passage...et en prendras plein sa gueule,parce que c'est à la limite du supportable.

IL est un indien,ou plutôt un amérindien,réduit à une vie qui ne vaut même pas la sienne.

Ce qui m'amène à vous raconter une page d'histoire qui me touche tout particulièrement,celle de l'extermination de la population amériendienne.

Cette population avant l'arrivée des colons vivait comme des "enfants",ils ne se tuaient pas,ils jouaient à "chat" pour conquérir un territoire,ils étaient des athlètes qui montraient leurs performances,le territoire étant assez vaste pour contenir des tribus qui étaient des nomades,toujours en mouvement au rythme des saisons.

Nous avons assisté à un génocide digne de la shoa,avec une organisation,moins les moyens techniques,mais planifié tout de même,les états coloniaux ont engagé une destruction d'une culture unique,il leur a fallu introduire l'alcool,les maladies(des bateaux entiers sont partis de l'Angletere,(peuplés de femmes syphillitiques qui étaient déportées),les tuberculeux ,eux aussi déportés vers la terre "promise",pour enfin,se retrouver entre eux après avoir conduit les amérindiens à la violence,quand eux mêmes se déchiraient les territoire,et enfin construire des "camps",qu'on appelle encore "réserve indienne",comme une honte permanente de notre société.

 

Ce bouquin est unique,et son adaptation aussi,comment une société peut fabriquer des victimes consentantes,pour sauver (sûrement pas)sa communauté,pauvre et ignorée de tous.

 

J'avais besoin de ce coup de gueule.

 

...après,l'autre se placera derrière toi et t'éclatera le crane avec une massue;ce sera fini pour toi Rafael.......tu ne sentiras rien.....qu'en penses tu...je pense aux trente mille dollars...putain!t'es vraiment un coriace...

 

Un coup de chapeau à Jonnhy Depp et Marlon Brando pour cette prise de position très émouvante.

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 18:33

images--2--copie-3.jpgTraduit du danois par Andréas Saint-Bonnet

   Le jour de la rentrée,deux enfants découvrent un spectacle cauchemardesque dans le gymnase de leur école :cinq corps d'hommes ont été mutilés avant d'être pendus au plafond.L'inspecteur en chef Simonsen prend la direction de l'enquête.L'identification des corps est compliquée par leur état,mais l'ablation systématique des parties génitales ressemble à une signature.

Dès les premiers interrogatoires,l'étrange concierge de l'école tient des propos contradictoires et provocateurs.Dans le même temps,un riche entrepreneur victime d'abus sexuels dans sa jeunesse lance une vaste campagne de communication pour dénoncer le laxisme de la justice danoise vis- a vis des pédophiles.L'opinion publique s'empare du débat,menaçant de parasiter l'enquète.Le conciege de son coté,échappe à la surveillance de la police...

 

 

 

 

 

 

 

C'est très compliqué de chroniquer cet ouvrage,puisque les auteurs nous entrainent à prendre partie,nous manipule,parceque cet ouvrage est un ouvrage de manipulation.

Les protagonistes ont autant de raisons de tuer que nous de nous rebeller devant une justice aveugle,peut on executer des coupables "dans notre relation à la société"pour enfin faire bouger cette société.

Je fais une pause.

Une chronique très compliquée à écrire,je ne veux pas prendre un parti quelconque,alors que en tant que lecteur j'ai été balancé dans divers mouvements,je n'aime pas l'idée de faire de l'auto éxecution au nom de sa propre souffrance,et puis,donner en exemple sa souffrance et sa vengeance pour,enfin faire changer les choses.

j'ai fait quelques recherches pour mieux connaitre la législation de l'état Danois,mais,je n'ai rien trouver de satisfaisant concernant la loi sur les pédophiles,je n'ai retenu qu'une chose,l'agression sexuelle sur enfant est moins punie que le viol sur majeur.

Nous lisons un roman noir,au sens de Robin Cook,un roman de société,qui nous interroge,l'ultime question,que peut on faire pour changer les lois,les regards de tout un chacun,affronter l'abomination,faut-il s'engager jusqu'à braver la loi,devenir un monstre pour affronter d'autres monstres ? Les victimes ont-elles le droit à l'auto-justice?

Toutes ces questions sont posées par Lotte et Soren Hammer,avec en plus,...........que fairiez vous ? VOUS ?

Ils son détestables,ils vous bouffent le coeur,j'ai demandé à ma compagne comment écrire cette chronique,elle m'a répondu "si ça arrive à ma fille,tues les !"

Il y a pourtant dans cet ouvrage,un interrogatoire qui laisse perplexe,quand Simonsen s'adresse à un pédophile repenti,et qu'il fait un amalgame,comme s'il s'adressait à une tribue,et que l'autre lui rétorque qu'il n'a rien compris,il est comme nous Simonsen,il comprends pas grand chose,il a un boulot à faire et comme nous ,nous avons un roman à finir.

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Lotte et Soren Hammer sont frères et soeur,phénomène au Danemark,déjà vendu dans quinze pays,MORTE LA BETE marque le début d'une série policière centrée sur l'inspecteur Konrad Simonsen et son équipe,le volet suivant s'intitule "LE PRIX A PAYER"

 

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