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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 16:39

telechargement--1--copie-10.jpgAu milieu du chemin de notre vie, je me retrouvais dans une forêt obscure car la voie droite était perdue
                                                                                                     Dante


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  Un néo western !
Une poudrière d'évenements et de sentiments.
Tous les codes du western sont posés : un notable qui tient "sa"ville et "sa" police, une arrivée inopinée d'un personnage qui pourrait bien mettre en péril ses agissements, un flic pourri, un réparateur de voiture qui pourrait être un éleveur de chevaux, un commerçant bibliophile qui pourrait être un épicier, une bande de sauvages qui n'obéissent qu'à leur loi, pourquoi pas les indiens...etc...etc
Une ville qui n'existe pas, une ville fantôme dans laquelle il n'existe aucunes lois.
Un monde machiste jusqu'à l'excès, toutes les femmes sont des objets de jouissance, ce qui nous amène à l'origine de Dolly's Bible.
Ca sent la sueur, le sperme, le sang et la négation de l'humanité.
C'est bien de ça dont il est question.





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                                                                                                                                    Une experience visant à réduire l'humanité à des "réplicants" à la solde d'un seul pouvoir.
Philipp K Dick l'avait imaginé en écrivant "les androïdes rèvent ils de moutons électriques".
C'est un roman d'anticipation au sens où Philipp K dick décrivait à travers ses brouillards obscures de prises de substances, sa littérature.
Loin de moi l'idée  qu'il y ait un propos politique dans cet ouvrage.
Juste un raccord à une anticipation des annés 70 sur une paranoïa exercée par la guerre froide 
 
 

telechargement--5-.jpgtelechargement--6-.jpg   Vous n'en reviendrez pas

mais il existe une relation avec le King, l'enfermement, bien sûr "Le Dome" mais c'est le gimmik du Kink, l'isolement et la rencontre entre des gens qui n'ont pas grand chose à voir entre eux et devront construire un échappatoire au mode du mal.





iL faudra lutter pour que le monde de Dolly's Bible ne vienne pas vous infecter, car je n'ai plus de prise sur mon ordinateur, j'écris en tout petit, je pense qu'on me suis et qu'on voudra m'empecher de chroniquer le T2, je suis rentrer dans Nazareth District au mépris de ma vie, je ne savais pas........


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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 19:42

telechargement--1--copie-9.jpg        Plus nous fréquentons les hommes, plus nos pensées noircissent, et lorsque, pour les éclaircir nous retournons à notre solitude, nous y trouvons l'ombre qu'elles y ont répandue.
                                                                                              CIORAN



Jeune lieutenant en vacances à Chamonix, Matthieu Guillaume se retrouve malgré lui mêlé à une sombre affaire.
Trois meurtres ont été commis dans une ferme et l'un des cadavres, un vieillard portant un tatouage des camps de concentration, est retrouvé la langue tranchée.

Au même moment à Modane, Daniel Denermont, quinquagénaire qui s'est toujours cru orphelin, est convoqué chez un notaire. Celui-ci lui apprend l'existence d'un frère jumeau. Epaulé par sa petite amie Hélene, il part en quête de ses origines.

Le voilà pris dans un engrenage aussi dangereux qu'implacable.

Son chemin croise bientôt celui de Matthieu Guillaume.

Meurtres, complots, course effrénée contre la mort.
La vérité a toujours un prix.



Je ne sais pas à quoi carbure Eric Robinne, mais quand il écrit c'est à cent à l'heure, il y a quelques pauses sentimentales que j'ai un peu zappé, je l'avoue, tellement j'étais accroché à la boite de vitesse.

C'est un roman qui rebondit toutes les trois pages. Le lecteur que je suis s'est perdu dans les méandres de l'intrigue. Mais attention ! Quand je dis perdu, c'est dans le sens de happé, parceque c'est super bien foutu.

Bien que, il faut bien que je mette mon grain de sable, j'ai eu un mal fou à aimer les personnages, ce petit branleur de Matthieu, paré de toutes les qualités, un insolent, et tout doucement il devient un Bob Morane pour mon plus grand plaisir.

Par contre, les méchants sont superbement campés, des vrais cinglés comme je les aime, essayant d'introduire dans notre civilisation le cauchemar nazi.

Pour résumer, un roman qui mérite amplement sa place à la première place des ventes de France Loisirs.

Alors lisez le...on en reparle

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:46

telechargement--1--copie-7.jpg        Si l'esclavage n'est pas injuste, alors rien ne l'est

                                                      Abraham Lincoln




Avril 2001. Dans la cave d'une ferme miteuse, au creux d'une vallée isolée couverte d'une forêt noire et dense, un homme est enchainé. Il s'appelle Théo, il a quarante ans, il a été capturé par deux vieillards qui veulent faire de lui leur esclave.

Comment Théo a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ?

Il n'a pourtant rien d'une proie facile : athlétique et brutal, il sortait de prison quand ces deux vieux fous l'ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d'autres.

Alors allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d'eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d'échapper à ses geôliers.

Mais qui pourrait sortir de ce huit-clos sauvage d'où toute humanité a disparu ?




Bienvenue en Enfer.
D'abord il y a l'introduction qui va nous poursuivre tout au long de la lecture.
C'est vrai ou pas ?
Ca c'est vraiment passé ?
Et pourquoi pas, au regard de ce que les hommes ont fait subir aux hommes à travers l'histoire de notre "humanité". 
Parce que d'humanité, il n y en a pas dans ce récit.
Il faut lire avec une grande attention les cinq pages relatant la rencontre entre Théo et son frère Max cloué dans un fauteuil, attaché, transformé en "larve", en "baveux" comme le décrit Théo avec haine.
Ces quelques pages nous confrontent à toute la brutalité, la bestialité qui emplit cet homme trompé.
A postériori, il existe une étrange similitude entre la situation de Max et celle que Théo va devoir affronter. Après tout, il paie...

Lui qui peut insulter son frère sans que celui-ci puisse répondre, va être enfermé avec un compagnon qui représente tout ce qu'il va devoir endurer. Enfermé avec l'image de lui même. Mais pas celle qu'il connait, celle de ce qu'il va devenir, inexorablement, car sa brutalité, sa force n'est rien face à la folie de ces dégénérés consanguins, dans une contrée où il apparait que ce genre de pratique est monnaie courante.

Et puis il y a le style de Sandrine Collette, une écriture fluide dans laquelle tous les mots écrits sont indispensables au récit.
Attardez vous à la lecture de l'hiver, quand tout le paysage devient d'une beauté sauvage somptueuse.

Et la fin de ce roman, quand enfin l'humanité affleure, mais qu'elle ne peut être saisie, il est trop tard...

Du très grand art que ce premier roman, bouleversant, choquant et profondément triste.
Bravo ! j'aimerais en lire plus souvent de cette qualité.

Comme d'habitude, lisez le, on en reparle...

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 11:24

telechargement--2--copie-4.jpgOn ne tire pas sur des anges, on ne fait pas ça
                                                              Patrick Graham



Alabama, 1931. La grande Dépression et les tempêtes de poussières se sont abattues sur le sud des Etats Unis, jetant des milliers de familles sur les routes. Embarqués malgré eux dans la traversée d'un pays ravagé par la crise, Carson, adolescente rescapée du massacre de sa famille, et Sidney, un métayer noir détenteur d'un secret convoité, vont lutter pour leur vie et se dresser sans le savoir contre la corruption. A mesure que la rumeur de leurs exploits se répand et que leur légende grandit dans les journaux, ils vont croiser des destins merveilleux et misérables, des vies qui se font et se défond, des fauves et des hommes.



Sidney est un messie nègre propulsé dans un monde en déliquescence, pré-apocalyptique, accompagné d'un bras armé, une gamine de 15 ans qui n'hésite pas à tirer, habitée par la rage, habitée par la souffrance d'avoir tout perdu.
Mes réferences à la lecture de cet ouvrage sont le Nouveau Testament, Cormack Mc Carthy, et Walther Hill.

Walther Hill pour l'ésthetique de la violence, des gunfights.

Cormack Mac Carthy pour l'ambiance de désolation.

Le Nouvau Testament, parce que Patrick Graham s'est illustré dans des romans à fortes connotations religieuses ( magnifiques romans), alors que là il dépeind un mysticisme crée par les évenements, les rencontres.

Quand tout semble s'éteindre il existe une voie, violente soite, mais un jour, un homme s'est levé, armé de ce que veulent lui prendre les politiciens, la mafia et un marshall sadique, simplement accompagné de Carson, une furie capable de tenir tête  à une armée de mercenaires.

La foi se résume à obtenir ce dont les hommes ont été spoliés, il faut tuer pour ça, remettre de l'ordre dans une société en perdition passe par la violence, il faut tuer les méchants en entrainant derrière soi des milliers de personnes, qui seront "les marcheurs", une vague d'êtres humains qui va suivre Sidney et Carson dans leur traversée du pays  comme les fidèles suivaient le messie jusqu'à son sacrifice.

Un sacré beau roman, je n'en suis toujours pas revenu. 

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 16:05

telechargement--1--copie-6.jpgLa vie...ce Pompiérisme de la nature
                                                                        Cioran


Carla Glotz, éditrice, ne sait que penser de l'étrange manuscrit qu'elle vient de recevoir : les scènes de meurtres et de tortures décrites au fil des pages sont si réalistes qu'elles lui glacent le sang...Et si ce n'était pas de la fiction ?

Elle confie ses doutes à Albert Chatel, flic à la retraite désormais détective privé. Sceptique mais intrigué, il décide d'enquêter avec sa jeune collaboratrice.
Dans le même temps, le député Girard le harcèle pour qu'il mette la main sur la source qui renseigne la presse sur les pratiques délictueuses du politicien.

Ces deux affaires chamboulent la routine du détective et c'est au moment où il s'y attend le moins qu'elles se télescopent...




Comment les affaires politico-financiéres de deux banquiers frauduleux peuvent avoir un rapport avec un sadique meurtrier en série ?

C'est là tout l'art de l'auteur, et c'est ce qui fait tout l'interêt du roman.

Les malverssations financières dans le polar, on connait, mais la brutalité physique des malverssations corporelles, je ne mettais pas en relation.

Comment être un salaud de la finance, sûr de lui et engendrer une bête.

Mr Farigoule sait de quoi il parle, il évolue dans le monde de la finance  et visiblement rien ne lui a échappé des désastres que peut provoquer ce monde.

Tous les personnages sont crédibles, le récit est extrêmement bien mené, avec ce qu'il faut de lassitude au lecteur pour supporter les mécanismes financiers et revenir à l' horreur de cet homme qui jour par jour va hanter notre lecture. 


                                                                 

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:37

telechargement--1--copie-5.jpgDieu créa l'homme et, ne le trouvant pas assez seul, il lui donna une compagne pour lui faire mieux sentir sa solitude
                                                                       
Paul Valery




Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari, Nick, forment en apparence un couple modèle.
Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan, leur vie aisée, leur travail dans la presse, pour s'installer dans la petite ville du Missouri où Nick a grandi.
Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, celui-ci découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. L'enquête qui s'ensuit prend vite une orientation innatendue : sous les yeux de la police, chaque petit secret et minuscule trahison de leur vie conjugale prennent une importance inimaginable. Nick devient bientôt un suspect idéal.
Alors qu'il essaie désespérément de son coté de retrouver sa femme, celui-ci découvre qu'elle aussi lui dissimulait bien des choses...




"parce que tu me fais de la peine.
Pourquoi ?
Parce que, tous les matins, tu es obligée de te réveiller dans ta peau"




Un vrai chef-d'oeuvre.
Ecrit en trois parties l'auteure nous offre toutes les facettes de cette histoire sans jamais aucun angle objectif, puique nous déroulons ce drame à travers les yeux des deux principaux protagonistes, avec leurs mensonges, leurs peurs, leur besoin qu'ils ont l'un de l'autre dans la souffrance qu'ils s'infligent.

Sur ce modèle, le lecteur n'a affaire qu'aux dires de Nick et Amy, mais jamais aux évenements tels qu'ils se sont déroulés, puisque ce fameux jour de la disparition d'Amy le lecteur est tenu à l'écart des évenements entre 07h30  et 12h.

Bien sûr les versions divergent entre l'enquête menée par la police, les interrogatoires de Nick et un mysterieux journal intime d'Amy que nous sommes les seuls à lire, pour l'instant du moins.

Dans la deuxième partie Amy se confie à nous, comme dans son journal, mais cette fois sous un autre angle elle nous entraine dans une spirale infernale.

La vraie question est : peut on mourir plusieurs fois sans jamais être mort ? 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 10:24

images--2--copie-9.jpgOn construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison.
                                                                                         
Montaigne



Après avoir quitté l'homme qui partageait sa vie, Alice disparait sur une route de la Sarthe. Yohann, jeune journaliste ambitieux, saisit l'opportunité de se forger un nom. Il se lance dans l'enquête.
Ses investigations ne lui laisseront aucun répit et le mèneront à une découverte surprenante. Lui-même ne sera pas épargné par cette affaire : que s'est il passé, au bord de ce lac, lorsqu'il était enfant ?



Il arrive un moment où nous vivons dans la terreur des monstres que nous créons...




Y a du Chabrol là dedans ! Dans le traitement du récit et de son environnement. Comme le dénonçais dans chacun de ses films le grand Claude, l'hypocrisie de la bourgeoisie, le mutisme de la populace qui sait des choses mais des choses dont on ne parle pas.
Dans ce milieu là, on peut faire subir les pires horreurs à un enfant sans que personne ne s'en émeuve, tant qu'on est un notable, on peut même se permettre le luxe de tuer pour assouvir ses fantasmes.

Sandra Martineau nous emmène dans une course à la verité avec en paralelle une course pour tenter de sauver la énième disparue.
Le lecteur n'a absolument pas le temps de se poser alors que parfois il aurait bien besoin de souffler un peu pour se preparer à la nouvelle decouverte.
Les quelques 100 dernières pages sont manichéennes à souhait. Le personnage principal ne sait pas, mais le lecteur lui, commence à savoir, on pourrait se projeter dans l'histoire pour courir derriere lui, mais en ce qui me concerne, non. Je ne l'aime pas et je n'éprouve pas l'envie de le sauver.
D'ailleurs de mon point de vue aucun des personnages n'est aimable, à part sans doute Florence et son funeste sort. Je me suis retrouvé dans un monde ambigü pendant ma lecture, envie de sauver personne mais scotché au récit.

L'écriture est fluide, la construction parfaite pour imposer ce rythme.

Comme quoi on peut faire un très bon roman noir avec des personnages detestables, et comme quoi le lecteur que je suis adore me vautrer dans l'ambigüité.
Y a pas de mal à se faire du mal...

Sandra Martineau est nominée pour le prix Dora-suarez-leblog qui se tiendra le 22 mars à Villeurbanne.


                                     

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 16:27

communique.jpgPlus nous fréquentons les hommes, plus nos pensées noircissent; et, lorsque, pour les éclaircir, nous retournons à notre solitude, nous y trouvons l'ombre qu'elles y ont répandue.
                                                                                                            Cioran




Qu'on se le dise, l'auteure s'est détachée de toute activité policière (même si l'enquête est bien là, le flic est bien là) pour consacrer ce roman à une étude presque documentaire de ce monde du mal, et particulièrement le mal autour de l'enfance et de l'adolecence, autant victime que prédateur.

Christelle Mercier a choisi de regarder tous les aspects de ce monde à travers les yeux d'une psy spécialisée dans l'évaluation des comportements violents chez l'adolescent, et pour faire court, de jeunes meurtriers plus ou moins violents ou sadiques. Elle décide de leur possibilité de rédemption au sein d'un monde social capable de s'occuper de ses enfants. Ou pas.

Quoi qu'il en soit le rapport à la famille est omniprésent sous une apparence totalement destructrice, au sein de cette cellule familiale il ne peut qu'y avoir de la haine ou alors un destin brisé.

Ce ne sont pas les vaines et ridicules tentatives de Terry pour trouver une épaule ou un lit sentimental qui feront croire que dans ce roman l'amour existe.
Si ! sans doute celui de l'auteur pour ses personnages et tout particulièrement les victimes.
Le personnage d'Eléonore m'a tiré les larmes, pauvre petite fille brisée par le destin et achevée par une réalité innommable.

Car l'innommable est là en la personne de Tim, un des plus "beau" psychopathe narcissique que j'ai rencontré au cours de mes lectures.
Il est le Diable en personne, le symbole de la réussite à l'Américaine, celui qui provoque avant d'agir et balaie tout sur son chemin.
Le père adoptif de Christopher qui se débat pour comprendre comment il ne pourrait pas être "infesté" par les gènes du mal alors qu'il est en proie à des cauchemars effrayants et se découvre des pulsions peu avouables.

Il n'est sans doute pas nécessaire d'avoir lu "The Hunter" pour découvrir "Destins brisés", mais comme à mon habitude je recommande toujours aux lecteurs de prendre les choses dans le bon ordre.

Vous l'aurez compris c'est de mon point de vue un excellent thriller à découvrir, beaucoup moins "gore" que "The Hunter" mais qui a gagné en perfection grâce au détachement de l'auteur qui regarde enfin à travers les yeux de Terry, donc à travers les yeux d'une professionnelle rompue à cette activité, mais d'ailleurs peut être comme Christelle MERCIER.

Alors comme d'habitude : reservez le, découvrez le, lisez le et...On en reparle


Toutes commandes est à adresser à Christelle MERCIER sur son blog :

lesromansdechris.blog4ever.com




 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 18:26

couv-haut-le-choeur-copie-1.jpgToutes les eaux sont couleur de noyade
                                                                                         Cioran



AlixFlament, journaliste à Chambéry, travaille sans conviction sur un article relatant les mésaventures sexuelles d'un candidat à l'élection présidentielle.
Six ans plus tôt, elle était une spécialiste reconnue des affaires criminelles. Jusqu'à ce qu'elle publie un livre d'entretiens avec la pire tueuse en série que le pays ait connu depuis le XIXe siècle, ouvrage dont elle ne se remettra pas et qui marquera la fin de sa carrière dans le domaine des faits divers.
L'évasion sanglante d'Eloane Frezet redonne vie aux cauchemars qui la hantent depuis ses dialogues hallucinés avec la meurtrière.
Mais seule Alix la connait suffisamment pour tenter d'aider la police à la traquer.
C'est sans compter que la meurtrière, loin de se terrer compte bien tenir sa promesse de terminer l'oeuvre mortelle qu'elle a du interrompre lorsqu'elle se trouvait derrière les barreaux.




"Seriez vous capable de tuer par amour"

Telle est l'accroche de la 4e de couv, une 4e de couv que je n'aime pas et c'est la seule chose que je n'aime pas (pardon aux éditeurs)dans ce roman, car je trouve que ce "résumé", "résume" comme un polar de gare un roman qui est d'une toute autre teneur.

D'abord parceque ce roman m'apparait comme l'ouvrage de la maturité de l'auteure, par sa construction, son originalité et sa rigueur dans l'intrigue.
La thématique n'était pas facile à aborder (je sais de quoi je parle) et pourtant tout cède devant ce romantisme noir au fur et à mesure de la lecture.

Le meurtre est il une forme d'écriture ?

Beaucoup de questions sont posées dans ce roman.

La folie est elle l'argument définitif du mal, ou existe-t-il une fureur au delà de la folie ordinaire qui viendrait tout justifier.
Comme par exemple Jussy, le retour vers son enfance, ses errances, son amour caché pour un art qu'il ne connaissait pas et découvrait à travers des murs, par bribes, machant eternellement sa solitude d'enfant.
C'est un passage d'écriture remarquable, j'ai cru lire du Mallock ou du Coquet pour ne citer que nos contemporains, alleger un peu la chronique par ce clin d'oeil, sinon j'aurai cité Maupassant.
Je pense à cette série Anglaise qui se nomme "La fureur dans le sang", série au combien adulé par votre serviteur, pour sa noirceur, sa lenteur, et sa présentation irréprochable des personnages.

Mais je m'égare.


Gaëlle nous emmène dans une histoire d'amour fou au delà du pensable.
Je veux dire on n'est pas chez Oliver Stone avec "Tueurs nés".
On est avec cette sensation d'inachevé qui oblitère tout le récit et contamine le lecteur qui aurait voulu une suite.

Une bien belle aventure.

Alors comme d'habitude : lisez le , on en reparle. 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 11:15

Dxx7k1ko0_9bmML1zDKnP5CQmQdj10LR0eqaWHPFi6w-.jpgC'est ainsi que les hommes vivent
                                             Pierre Pelot





Agent de la patrouille frontalière sur la Ligne entre le Mexique et les Etats-Unis, Valentin Pescatore veille chaque nuit à arrêter les migrants clandestins. Une tâche qu'il exerce au mépris de son sens moral, jusqu'au jour où il commet une bévue le contraignant à collaborer avec le FBI.
Sa mission : infiltrer les rangs de la mafia.
Mais jeté dans les mailles de la Triple Frontière qui sépare le Paraguay, le Brésil et l'Argentine, où la drogue et la corruption prospèrent.
Pescatore aura bien du mal à choisir son camp...


Un roman noir exceptionnel sur la mondialisation du crime organisé, élu meilleur premier roman et meilleur thriller de l'année 2011 par le New York Times




C'est chaud, "muy calliente", passionnant.
Une plongée en apnée dans le monde de la mafia, des politiciens véreux, des flics pourris ou encore des flics infiltrés dans leurs propres rangs.
Tout le monde dénonce tout le monde, tout le monde manipule tout le monde et il n'est pas prévu de se préoccuper des dommages collatéraux.

Pescatore est un sacrifié car il n'a pas le choix, alors tout le monde l'observe, doute de lui, prêt à le tuer si besoin. D'un coté comme de l'autre personne ne fera de quartier le concernant, infiltré il est, exfiltré...il n'en est pas question.

Et au milieu se dresse l'équipe de choc de Mendez, le super flic qui n'a qu'un objectif : nettoyer le mexique des trafiquants, il a presque tous les pouvoirs, il n'existe pas officiellement, ils sont le groupe Diogène.

Enfin Isabel Puente, représentante des droits de l'homme et donc contrôleuse des agissements des services de Police des deux côtés de la Ligne, un boulot impossible dans ce panier de crabe.

Ce roman se lit d'une traite avec délectation devant le spectacle qu'offrent les forces de l'ordre et les mafieux, la vie humaine n'a plus aucun prix seul le dieu dollar existe pour rapatrier au mexique les mafias internationales, Afrique, Inde, Chine et se partager ainsi le contrôle de la Triple Frontière afin d'inonder le monde de toutes les drogues.

 

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